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25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture du maïs en Haute-Loire. Zoom sur les préconisations à suivre.

Couvrir les besoins en phosphore et potasse grâce aux effluents d’élevage

Les effluents d’élevage, plus particulièrement les fumiers, sont riches en phosphore et en potasse. En valorisant efficacement vos effluents d’élevage, vous pouvez vous passer d’acheter des engrais de fond PK dans la majorité des situations.

À titre d’exemple, 30 T/ha de fumier bovin ou 25 T/ha de fumier ovin couvrent les besoins en P et K d’un maïs à 16 TMS/ha.

Inutile donc d’apporter plus de 50 T/ha de fumier sur maïs – cela entraînerait un gaspillage d’éléments fertilisants. Répartissez vos effluents sur l’ensemble de vos surfaces (maïs, prairies, céréales) pour une meilleure valorisation.

Pour les lisiers, dont la richesse est très variable selon leur degré de dilution, comptez de l’ordre de 40 m³/ha de lisier bovin peu dilué pour un maïs à 12 TMS/ha. Les apports de fumier sont mieux adaptés que les lisiers pour couvrir les exportations importantes de potassium du maïs fourrage.

Ajuster la dose d’azote au potentiel du maïs

Le maïs exprime ses besoins en azote principalement entre mi-juin et fin août, période où l’activité biologique du sol est à son maximum. Ces besoins peuvent être couverts en grande partie par l’azote issu des engrais de ferme et par la minéralisation de l’azote organique présent dans le sol.

Pour déterminer la quantité d’azote minéral à apporter en complément, il est nécessaire d’établir un bilan comparant, d’un côté, les besoins du maïs en fonction de son potentiel de rendement, et de l’autre, les différentes sources d’azote disponibles dans le sol :

  • Reliquats azotés en sortie d’hiver,
  • Minéralisation du précédent cultural,
  • Minéralisation de la culture intermédiaire (le cas échéant),
  • Apports d’effluents d’élevage.

La dose d’engrais azoté à apporter correspond alors à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol.

Deux exemples concrets

Exemple 1 : Calcul de la dose d’azote minéral pour un maïs fourrage avec un potentiel de rendement de 11 TMS/ha sur sol volcanique

Le maïs est semé derrière une prairie de ray-grass de 2 ans conduite en fauche intégrale et détruite au printemps juste avant semis du maïs. 25 T/ha de fumier ont été apportées. Dans cet exemple, un apport de fumier à 25 T/ha pour un maïs fourrage avec un potentiel de 12 T/ha de MS derrière un ray-grass couvre une bonne partie des besoins en azote du maïs. Un apport en azote minéral de 30 U est nécessaire pour équilibrer le bilan, soit 65 kg/ha d’urée 46. Si le précédent est une céréale, il faut prévoir 25 U d’azote minéral supplémentaire (55 U au total), soit 120 kg d’urée 46.

Exemple 2 : Calcul de la dose d’azote minéral pour un maïs fourrage irrigué avec un potentiel de rendement de 16 TMS/ha sur sol argilo-calcaire

Le maïs est semé derrière un ray-grass italien en dérobé. 30 T/ha de fumier ont été apportées.

 

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La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
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