12 décembre 2005 à 00h00 | Par Denis Lucas

Gestion des effluents - L´hydrocurage doit s´accompagner d´une séparation de phases efficace

Une étude de l´Institut de l´Elevage fait le point sur les différents systèmes d´hydrocurage existants.

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Une étude a été menée conjointement par le Cemagref, l´Institut de l´élevage et les Chambres d´agriculture pour étudier les différents procédés d´hydrocurage.

Le principe de l´hydrocurage est particulièrement adapté au nettoyage des bâtiments d´élevage laitier et des aires d´exercice et d´alimentation. Il est plus efficace que le raclage, notamment en été où les bouses ont tendance à sécher, et est adapté à tous les types de logement (litière accumulée ou logettes). Le lisier obtenu fait l´objet d´une séparation des phases liquide et solide, la phase liquide étant réutilisée pour l´hydrocurage (fonctionnement en circuit fermé par recyclage).

La différence entre les systèmes d´hydrocurage se fait au niveau de la technique mise en oeuvre pour séparer les phases liquide et solide du lisier obtenu. On distingue trois grands principes de séparation des phases : la séparation simplifiée par filtration statique, la séparation gravitaire poussée et la séparation mécanique.

La séparation de phases simplifiée par filtration statique est simple et peu coûteuse mais son fonctionnement est aléatoire et nécessite une surveillance (bouchage). Seule la séparation des matières en suspension grossières est satisfaisante. Le lisier doit être géré par épandage à la tonne à lisier.

La séparation de phases gravitaire poussée (notamment LG Concept) comprend trois compartiments : une aire de décantation-flottation doublée d´une fumière d´égouttage, un bassin de décantation-flottation à niveau constant pour une séparation complémentaire et une lagune de stockage de l´effluent traité qui sert à l´hydrocurage. Ce système délivre trois phases distinctes : une phase solide proche d´un fumier mou pailleux qui se composte, une phase liquide épaisse qui représente un très faible volume et doit être géré à la tonne à lisier et une phase liquide allégée qui peut être épandue par du matériel d´irrigation. L´efficacité de la rétention des matières en suspension (grossières et fines) est considérée comme très satisfaisante. Cette technique simple correspond aux souhaits des éleveurs mais nécessite de la place et une certaine surveillance et demande de la main d´oeuvre lors de la vidange du premier bassin de décantation-flottation.

La séparation de phase mécanique par séparateur (à vis ou à tambour rotatif) délivre deux phases : une phase liquide allégée de ses matières en suspension et une phase solide. Ce procédé a fait ses preuves et est compact, nécessite peu de main d´oeuvre et produit une phase solide de qualité. Mais elle présente des risques de panne et d´usure mécanique et le poste de séparation est assez onéreux (25 000 à 45 000 euros). Il conviendrait de plus de décanter encore la phase liquide pour pouvoir l´épandre avec du matériel d´irrigation.

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